Histoire

Acte 1 : L’allure,

_GR13684 (2)_filtered2L’allure est soignée, raffinée; la démarche un rien dégingandée, dilettante, nonchalante.

L’allure, est à l’image d’un galure cachant une crête, belle posture des années 1977. Crête tantôt courbée par le chapeau d’une chanson française dont « dandy » se revendique par ses textes, tantôt incandescente et drue tant ces musiciens ont écouté et joué du punk-rock leurs jeunes années.

Acte 2 : Le climat,

Le climat est jovial mais tendu. Dandy a le sourire et il diffuse volontiers sa joie de vivre et sa douce ironie.Mais, il est aussi nerveux, car il a des choses à dire, à ceux qui matraquent, qui renvoient aux frontières, à ceux qui sont surs d’eux, ceux qui ne boivent pas mais qui saoulent tout le monde, celles qui lisent la vie des magazines pensant y trouver la leur, ceux enfin, et ils sont nombreux, qui
ont des discours éthyliques  au café du commerce en sirotant un vichy…

Acte 3 : Le chanteur,

1509831_1392144697691451_3084681575485149326_nLe chanteur, Laurent « wild dandy » incarne la figure du groupe,  lui qui décrit, de sa voix si particulière, par un langage choisi, un univers  de  poésie et de  révolte : des trucs qui l’emmerdent, des filles qu’ils redoutent, des principes et des règles qu’ils conchient…Tous ces sujets, qui unissent tous les dandys romantiques, torturés et révoltés.

Acte 4 : Les frères d’armes,

Les frères d’armes se nomment Richard (basse, guitare), Philou (cuivres et percussions) et Damien (Batterie), auteur des textes). Tous  sont à l’image de leur chanteur : sensibles et  énergiques, une force tranquille basculant dans la folie, la transe, la décadence lors des concerts enflammés.

Acte 5 : La création,

Dandy travaille depuis deux ans la création avec son directeur artistique Stéphane Balmino, chanteur (Khaban’, broc), auteur  (prix de l’académie Charles Cros) qui vînt en terre auvergnate donner son coup de patte et ses précieux conseils scéniques et artistiques. Qu’il soit ici remercié pour son travail et son art de transmettre. « Dandy » a enregistré un EP au studio Palissy en janvier 2012 et doit réaliser un album en octobre 2014 (sortie prévue le 13 février 2015 à Sémaphore…)

 Acte 6 : La formation, 

Dandy a participé aux rencart’ studieux 2012 (sémaphore en chanson), dont la formation était assurée par le Studio des Variétés de Paris pour un stage intensif de trois jours (8, 9 & 10 novembre 2012).En octobre 2013, ils ont bénéficié d’une résidence à la Fabrik (Issoire) de 4 jours.

Acte 7 : La représentation,

Dandy sévît principalement en terre Auvergnate, précédemment sous le nom de « mmmhh »:

  • la Puce à l’Oreille (Riom, 63)
  • Le Notilus (Sémaphore en chanson) (Cébazat, 63)
  • La Maison du Peuple (Clermont-Fd)
  • Le Puy de la Lune (Clermont-Fd)
  • Les Jeudis du Pressoir (Billom, 63)
  • Premières parties de Batlik, Lisa Portelli, Adèle Coyo, les naufragés…
  • Passages radio : Radio Campus, Benben-radio, Radio-Arverne…

Acte 8 : Les chroniques,

Dis-moi oui, Dandy (Stéphane Balmino, prix Charles Cros).

 Dandy comme son nom l’indique, c’est un mélange de désinvolture et d’ironie, une chanson française engagée mais pas trop qui mêle sans s’emmêler les pédales le sérieux et la bonne humeur, les influences rock, voire punk rock et l’esprit d’un Renaud quand il en avait encore … Bien plantés dans leurs costards, ces quatre Dandy là vous feront passer sans y toucher du rire aux larmes, du calme à la tempête voire même du coq à l’âne avec leurs chansons en forme de chroniques de notre société qui dérape. Amour, désamour, révolte, poésie, amitié sont autant de mots qui collent à la peau de ce beau combo… Le mot de la fin: courez les découvrir sur scène parce que c’est live que le Dandy sort de ses gonds, qu’il tombe la veste et s’offre à vous dans toute sa ferveur charnelle.

 La chanson volcanique de Dandy (Michel Kemper, nos enchanteurs)

 C’est Dandy qu’il faut désormais dire. De plus ce n’est pas faux : leurs chansons le sont en partie, dandys. Au sens de stylées, de raffinées. Nos amis soignent leur allure, se notent même, bien que leurs critères, là, dénotent : Vin sur vin, chantent-ils : « On est rien, mais vin sur vin / C’est l’excellence, la pleine confiance. » Nombre de leurs confrères (demandez à Cocoon, leurs voisins de palier) chantent en anglais pour masquer le fait qu’ils n’ont strictement rien à dire. Eux non : s’ils prennent un micro, c’est, quitte à faire, pour dire, énoncer, dénoncer. Chanter, quoi ! Par exemple avec ce titre, Baba Traoré, qui revient sur un fait d’hiver tragique d’il y a quelques années : ce malien sans papiers mort noyé de s’être jeté dans la Marne pour échapper à un contrôle de police. Eux chantent à contre-courant, visiblement pas dans l’air du temps, de ces temps viciés où l’air et l’esprit s’appauvrissent, se frontisent : « Au Café du commerce, j’exècre ce qu’ils déversent / Le vin tourne mauvais, j’en ai la nausée / Le sang du Christ les rend fascistes / La messe est dite et je les quitte. »Ils sont au croisement d’un art où saisir un micro est acte citoyen, responsable, où la rencontre entre eux et le public fait son et sens. Tant qu’ils font leur cette phrase de Camus : « Créer, c’est vivre deux fois » . Dandy est taillé pour le développement durable. On les sent trépigner, prompts à prendre la route loin de leur épicentre, à partager, à élargir leur auditoire, à peaufiner leur art au contact de la scène.

(chronique complète : http://www.nosenchanteurs.eu)